oeuvres
Bronze, 2010
Edition de 8 + 4 EA
ca. 81 x 130 x 96 cm sur socle en métal 155 x 145 cm
Signé
ECLIPSE III
Dans Eclipse III, Igor Mitoraj explore la tension entre la beauté classique et la fragilité humaine. Inspirée par l'esthétique gréco-romaine, la sculpture présente un visage partiellement voilé, fragmenté, comme rongé par le temps. L’éclipse devient ici métaphore : celle de l’oubli, de l’absence, ou de la lumière qui se retire. Le bronze, noble et patiné, accentue la solennité de cette figure silencieuse, entre apparition et disparition. Fidèle à son langage sculptural, Mitoraj nous confronte à une mémoire fissurée, mais toujours vibrante d’humanité.
ECLIPSE III
In Eclipse III, Igor Mitoraj explores the tension between classical beauty and human fragility. Inspired by Greco-Roman aesthetics, the sculpture presents a partially veiled, fragmented face, as if eroded by time. Here, the eclipse becomes a metaphor: that of oblivion, absence, or receding light. The noble, patinated bronze accentuates the solemnity of this silent figure, caught between appearance and disappearance. True to his sculptural language, Mitoraj confronts us with a fractured memory that nevertheless remains vibrant with humanity.
Bronze, 1980-81
Edition de 8 + EA
ca. 114 x 65 x 35 cm
Signé « MITORAJ », tampon du fondeur Tesconi Pietrasanta, épreuve d’artiste annotée « EA »
Il s’agit ici de l’unique épreuve d’artiste d’une édition sur 8 numérotée de 1/8 à 8/8.
Cette œuvre, Toscano, est une œuvre emblématique du travail de Mitoraj. Elle est à l’origine de sa première œuvre monumentale, Le Grand Toscano, réalisée en 1981 (Igor Mitoraj, angels, myths and heroes, repr. p 24). Cette dernière d’une hauteur de 292 cm, en bronze, a été éditée à trois exemplaires. L’une se trouve à Paris-la Défense, une autre Piazza del Carmine, à Milan.
L’œuvre Toscano, inspirera également Mitoraj lors des réalisations de Eros I, marbre, hauteur 97 cm, 1981 (Maurizio Calvesi, 1999, repr. planche 10), Aphrodisios, bronze, hauteur 160 cm, 1987 (Françoise Jaunin, 2001, repr. p. 62) ou même Asclepios, hauteur 38 cm, 1988 réalisée à 1000 exemplaires (Giovanni Testori, 1988, p. 135)
Catalogue d’exposition, Mitoraj,Orangerie-Reinz, Pietrasanta, Edition Orangerie-Reinz, 1984, repr. p. 40 et 41.
Claudio Malberti, Igor Mitoraj, sculptures 1976-1986, Milan, Galli & Thierry, 1986, repr. p. 3.
Giovanni Testori, Igor Mitoraj, Paris, Art-Objet, 1986, repr. p. 67.
biographie
Igor Mitoraj, sculpteur d’origine polonaise (1944-2014), a partagé sa vie entre Paris et Pietrasanta , en Italie, dès la fin des années 60.
Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions (France, Espagne, Allemagne, Italie, Etats Unis…). En 1981, il réalise sa première sculpture monumentale Grand Toscano aujourd’hui à la Défense.
Depuis 1995, sa sculpture monumentale Thshuki-No-Ikari achetée par le British Museum, se trouve présentée devant la colonnade du célèbre Musée.
A Paris - la Défense, on peut admirer depuis 1997 la monumentale tête Tindaro devant la tour KPMG, et depuis 2000, on peut admirer trois nouvelles sculptures Ikaria (Tour Adria), Ikaro (Tour Ernst & Young) et Centurion (Tour Fiat).
Depuis juin 2004, se dresse sur la place Saint Eloi à Angers, devant le nouveau Musée des Beaux Arts, Per Adriano, sculpture en bronze, acquise par la ville.
Claudio Malberti dans Igor Mitoraj, Milan, 1986, nous parle en ces termes de l’œuvre de Igor Mitoraj : « Sa sculpture fixe l’attention exclusivement sur la figure humaine. Aucun autre intérêt, aucune autre disgression.
Aucune concession aux artifices cérébraux, mais une sculpture essentielle, d’instinct, presqu’une nécessité expressive.
Dans les sculptures complètes (en général des têtes), on admire la grâce virile du modelé (qui n’est pas une contradiction) et surtout les patines insolites et chargées d’une sensualité modérée mais palpitante.
Dans les sculptures tronquées ou déchirées, au contraire, prévaut une dimension dramatique et dynamique. Ces déchirures dans les torses et dans les têtes, sont comme de grandes blessures béantes, qui sont là pour témoigner toute la fragilité et toute la précarité de l’existence humaine ».
principales expositions
en construction…