nicolas alquin
Bronze, 2010
Edition sur 8 + 4 EA
ca. 140 x 240 x 130 cm
Acquisitions institutionnelles & oeuvre visible du public
Centre d’Art Contemporain de la Matmut - 76480 Saint Pierre de Varengeville
Commanderie Peyrassol - 83340 Flassans sur Issole
AVEC LA COLLINE
A travers l’œuvre Avec la colline, Nicolas Alquin interroge l’être. Assise sur le côté, la sculpture contemplative incarne la force tranquille, le géant solide et solitaire, en parfaite harmonie avec le paysage qui l’entoure, une interconnexion qui dépasse la simple observation pour devenir une véritable symbiose. L’œuvre invite à méditer sur l’équilibre fragile et nécessaire entre l’être et le monde.
Née d’une série de sculptures en bois, Avec la colline marque une rupture avec les sujets précédents de l’artiste. Pour cette œuvre, Alquin a collaboré avec Fausto Bonvicini, ancien assistant de Giacometti et artisan de fonderie exceptionnel, qui lui a transmis l’art du bronze et son sublimement.
L’artiste réinterprète l’histoire de l’art en se réappropriant les techniques traditionnelles, taille directe du bois, ciselage du bronze et en les mêlant à des influences venues des sculptures premières d’Afrique et d’Orient. À travers cette démarche, Alquin matérialise une réflexion sur les relations entre le visible et l’indicible, la main et l’esprit, la maîtrise et l’aléatoire.
Dans le contexte de son titre, qui met l’accent sur l’abstraction et la dimension symbolique, la sculpture prend une vie étonnante qui lui confère sa fascination singulière.
AVEC LA COLLINE
Through his work Avec la colline, Nicolas Alquin questions the nature of being. Seated on its side, the contemplative sculpture embodies quiet strength, a solid and solitary giant, in perfect harmony with the surrounding landscape, an interconnection that goes beyond simple observation to become a true symbiosis. The work invites us to meditate on the fragile and necessary balance between being and the world.
Born out of a series of wooden sculptures, Avec la colline marks a break with the artist's previous subjects. For this work, Alquin collaborated with Fausto Bonvicini, Giacometti's former assistant and an exceptional foundry craftsman, who passed on to him the art of bronze and its sublimity.
The artist reinterprets art history by reappropriating traditional techniques, such as direct wood carving and bronze chiseling, and combining them with influences from early African and Oriental sculptures. Through this approach, Alquin gives shape to a reflection on the relationships between the visible and the inexpressible, the hand and the mind, mastery and chance.
In the context of its title, which emphasizes abstraction and symbolism, the sculpture takes on a surprising life of its own, giving it a unique fascination.
Bronze, 2012
Haut relief, 140 x 312 x 50 cm
Edition sur 8 + 4 épreuves d'artiste
Le Haut du Monde
Le Haut du Monde est une œuvre monumentale de Nicolas Alquin, en bronze sous la forme d’un haut-relief. Déployée sur plus de trois mètres de large, cette pièce se lit comme une frise contemporaine où la matière semble se soulever pour donner vie à une vision sculpturale.
Le titre, évocateur d’élévation et de sommet, suggère une quête, atteindre un point de vue situé « au-dessus » du monde, à la fois physique et spirituel. Le bronze, matériau dense et pérenne, confère à l’ensemble une dimension intemporelle. Le travail du relief, très marqué, permet un jeu d’ombres et de lumières qui anime l’œuvre au fil de la journée et du déplacement du spectateur.
Fidèle à son approche, Nicolas Alquin inscrit ici son geste dans un dialogue entre le visible et l’invisible. Les formes, parfois proches de l’abstraction, semblent surgir du fond, comme arrachées à la matière, donnant à l’ensemble une force expressive qui incite à la contemplation.
Le Haut du Monde se présente ainsi comme une invitation à l’élévation intérieure, à la recherche de ce qui dépasse notre perception immédiate. Entre masse et légèreté, entre ancrage et aspiration, l’œuvre ouvre un espace de réflexion sur la place de l’homme dans le monde et sur son désir d’atteindre l’essentiel.
Le Haut du Monde
Le Haut du Monde is a monumental work in bronze by Nicolas Alquin, sculpted in the form of a high relief. Spanning over three meters in width, this piece reads like a contemporary frieze where the material seems to rise to give life to a sculptural vision.
The title, evocative of elevation and summit, suggests a quest to reach a viewpoint “above” the world, both physical and spiritual. Bronze, a dense and durable material, gives the work a timeless quality. The highly pronounced relief creates a play of light and shadow that animates the work throughout the day and as the viewer moves around it.
True to his approach, Nicolas Alquin places his work in a dialogue between the visible and the invisible. The forms, sometimes close to abstraction, seem to emerge from the background, as if torn from the material, giving the whole an expressive force that encourages contemplation.
Le Haut du Monde thus presents itself as an invitation to inner elevation, to the search for what transcends our immediate perception. Between mass and lightness, between anchoring and aspiration, the work opens a space for reflection on man's place in the world and his desire to attain the essential.
CHRISTOPHE CHARBONNEL
Bronze, 2013
Edition sur 4
ca. 200 x 190 x 220 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2018 - Collectivité de Corse - site d’Aléria
Expositions
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2015 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
VEILLEUR MONUMENTAL
Veilleur Monumental de Christophe Charbonnel impose sa présence silencieuse et presque mythique. Réalisée en bronze, cette sculpture de près de deux mètres de haut, représente une figure humaine casquée, assise, le corps tendu dans une attitude de concentration et de repos contenu. L’échelle et la patine sombre du bronze lui confèrent une aura de solennité, renforçant l’idée qu’il s’agit d’un gardien, d’un protecteur, d’un témoin des lieux qu’il habite.
Le veilleur n’est pas seulement un soldat, il est une métaphore. Il incarne une fonction symbolique de vigilance, de mémoire et de résistance. Sa posture assise et son regard dirigé vers l’horizon suggèrent une attente méditative, une présence immobile face au passage du temps. Dans le contexte d’une installation sur un site archéologique comme celui d’Aléria, en Corse, l’œuvre entre en résonance avec l’histoire des lieux et se fait relais entre passé et présent.
Cette sculpture questionne ainsi la place de l’humain dans l’histoire collective, témoin silencieux, observateur de ce qui advient, figure intemporelle qui invite le spectateur à la contemplation. Par sa monumentalité, elle engage le corps du visiteur, l’oblige à tourner autour, à relever la tête, à se confronter à cette présence de bronze qui semble veiller sur nous autant qu’elle nous interroge.
Bronze, 2024
Edition sur 8 + 4 épreuves d’artiste
ca. 300 x 190 x 220 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2024 - Ville des Sables d’Olonne
ULYSSE MONUMENTAL
Installée depuis 2024 dans la baie des Sables-d’Olonne, l’œuvre monumentale de Christophe Charbonnel met en scène le plus célèbre des marins dans l’un des épisodes de l’Odyssée, celui du Chant des Sirènes. Héros rusé de la guerre de Troie, Ulysse erre dix ans sur les mers avant de retrouver son foyer d’Ithaque. Confronté aux dieux, aux monstres et à la tentation, il reste fidèle à son but, rentrer chez lui. Dans cette sculpture, c’est le moment où Ulysse, pour entendre sans succomber au chant envoûtant des sirènes, demande à son équipage de l’attacher au mât de son navire.
Charbonnel en fait une allégorie intemporelle, la tension entre curiosité et résistance, le désir d’explorer et de comprendre sans se perdre. Surgissant des flots, la figure d’Ulysse, haute de 3 mètres, réalisée en bronze, se dresse, à la fois digne et solide. Son regard, tourné vers un horizon vaste et incertain, exprime une quête de sens ainsi qu’une vigilance constante face aux séductions susceptibles de le détourner de sa route. Par sa pose sobre, presque erratique, le héros échappe au pathos et permet à chacun d’y projeter ses propres rêves d’aventure. À l’image des marins notamment ceux du Vendée Globe, Ulysse est ici célébré comme le plus légendaire des navigateurs, celui qui ose écouter le chant interdit et en revient. Hommage aux marins et aux aventuriers de tous les temps, le bronze incarne l’audace et la persévérance de ceux qui affrontent les épreuves sans dévier de leur route.
MONUMENTAL ULYSSE
Installed since 2024 in the bay of Les Sables-d'Olonne, Christophe Charbonnel's monumental work depicts the most famous of sailors in one of the episodes of the Odyssey, that of the Song of the Sirens. A cunning hero of the Trojan War, Ulysses wandered the seas for ten years before returning to his home in Ithaca. Confronted with gods, monsters, and temptation, he remains faithful to his goal of returning home. In this sculpture, it is the moment when Ulysses, to hear the sirens' enchanting song without succumbing to it, asks his crew to tie him to the mast of his ship.
Charbonnel creates a timeless allegory, representing the tension between curiosity and resistance, the desire to explore and understand without losing oneself. Rising from the waves, the 3-meter-tall bronze figure of Ulysses stands dignified and solid. His gaze, turned toward a vast and uncertain horizon, expresses a quest for meaning as well as constant vigilance in the face of temptations that could divert him from his course. With his sober, almost erratic pose, the hero eschews pathos and allows everyone to project their own dreams of adventure onto him. Like sailors, particularly those of the Vendée Globe, Ulysses is celebrated here as the most legendary of navigators, the one who dared to listen to the forbidden song and returned. A tribute to sailors and adventurers of all times, the bronze embodies the audacity and perseverance of those who face trials without straying from their path.
Bronze, 2015
Edition sur 4
ca. 200 x 160 x 300 cm hors socle
Expositions
en permanence : Monumenta, Galerie Bayart, Château du Plessis-Brion
07 > 09.2022 : Exode, Saint-Raphaël
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2015 : Parcours de sculptures monumentales, Parcours en ville, Compiegne
THESEE ET L’AMAZONE
Thésée, un héros légendaire de la mythologie grecque, dont le nom ne cesse de traverser les âges, est l’un des premiers rois d’Athènes. Il est souvent représenté comme le citoyen parfait : homme d’action juste, déterminé à servir sa ville du mieux qu'il pouvait et fervent défenseur de la démocratie. Connu pour sa quête contre le Minotaure, ce héros collectionne les histoires plus vaillantes les unes que les autres. Parmi toutes ces expéditions victorieuses, Thésée rencontra Antiope la reine des Amazones. Libres, chastes et conquérantes, les Amazones constituent, dans la mythologie, un peuple fabuleux de femmes guerrières et cavalières, résidant en Cappadoce sur les rives du Thermodon. Se gouvernant elles-mêmes, elles instaurent une démocratie strictement féminine. Souvent représentées comme agressives voir dangereuses, Hérodote utilisait d’ailleurs pour les qualifier le terme scythe « Oiorpata », signifiant « tueuses d’hommes ».
Antiope pose délicatement sa main sur la poitrine de Thésée, autant pour l’alerter que le rassurer. Il suffit au sculpteur d’un regard et d’un mouvement pour exprimer toute la puissance du lien qui unit l’amazone, consciente de l’imminence de sa mort, à son mari. « “Thésée et l’Amazone” est un hommage au couple, explique le sculpteur. Il parle aussi de ma vie de couple, et de la personne avec qui je vis ».
Bronze, 2016
Edition sur 4
ca. 290 x 140 x 140 cm & ca. 200 x 90 x 90 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2019 - Ville de Chartres
2017 - Château des Pères - Jardin de sculptures
Expositions
en permanence : Monumenta, Galerie Bayart, Château du Plessis-Brion
06 > 09.2025 : Mythologies, Parcours en centre ville, L’Isle sur la Sorgue
07 > 09.2024 : Mythologies, parcours de sculptures dans la ville, Sables d’Olonne
07 > 09.2022 : Exode, Saint-Raphaël
06 > 12.2020 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
DAVID & GOLIATH
Représentée dans une mise en scène d’une puissance théâtrale, cette œuvre monumentale transpose l’un des épisodes les plus célèbres de l’Ancien Testament, le combat entre David, jeune berger hébreu, et Goliath, le géant philistin, sur fond de guerre opposant les deux peuples. Charbonnel choisit de figer l’instant dramatique où tout se joue, David, déterminé, tend son corps comme un arc sur le point de frapper ; Goliath, jusqu’alors invincible, laisse poindre dans son regard l’ombre du doute.
Cette confrontation se déploie comme un duel de western, deux colosses se faisant face, les regards rivés l’un à l’autre. La tension des chairs, le modelé précis de la musculature et l’équilibre des postures traduisent l’extrême maîtrise de l’artiste, dont l’œuvre se nourrit autant de la statuaire antique que de la Renaissance. Mais au-delà de la virtuosité plastique, David et Goliath se veut méditation sur la condition humaine. Ce face-à-face ne se réduit pas à la victoire du faible sur le fort ; il interroge nos luttes intimes, nos contradictions, la coexistence en nous de la peur et du courage. Charbonnel confère au mythe une portée universelle, en bronze, ces deux héros deviennent archétypes, incarnations pérennes de la fragilité et de la grandeur de l’homme.
Bronze, 2022
Edition sur 8 + 4 EA
250 x 128 x 141 cm
Expositions
en permanence : Monumenta, Chateau du Plessis Brion / Galerie Bayart, Le Plessis-Brion
ESUS MONUMENTAL
Dieu bâtisseur et défricheur, dieu des bateliers de Lutèce, Ésus incarne la fécondité, la force au combat et le voyage. Surnommé « le Bon Maître », il occupe une place majeure dans la mythologie celtique, figure souveraine liée aux cycles de la vie et de la mort. Ses représentations varient : barbu, ébranchant un arbre avec une serpe, souvent associé au taureau et aux trois grues du Pilier des Nautes. Avec la romanisation, il fut partiellement assimilé à des divinités romaines, mais son culte s’est éteint avec l’Antiquité, laissant une aura mystérieuse.
Dans l’œuvre en bronze de Christophe Charbonnel, Ésus est représenté assis, le torse penché, les coudes sur les genoux et les mains jointes, dans une posture introspective. Son visage, à demi dissimulé par un casque orné de cornes ou de bois, évoque une union avec la nature et le monde spirituel. La puissance des formes, la tension musculaire et la monumentalité de la figure soulignent l’esthétique caractéristique de Charbonnel : un dialogue entre héroïsme, intériorité et sacré.
MONUMENTAL ESUS
God of builders and pioneers, god of the boatmen of Lutetia, Ésus embodies fertility, strength in battle, and travel. Nicknamed “the Good Master,” he occupies a major place in Celtic mythology, a sovereign figure linked to the cycles of life and death. His representations vary: bearded, pruning a tree with a billhook, often associated with the bull and the three cranes of the Pillar of the Boatsmen. With Romanization, he was partially assimilated into Roman deities, but his cult died out with Antiquity, leaving behind a mysterious aura.
In Christophe Charbonnel's bronze work, Ésus is depicted seated, his torso bent forward, his elbows on his knees and his hands clasped, in an introspective posture. His face, half-hidden by a helmet adorned with horns or antlers, evokes a union with nature and the spiritual world. The power of the forms, the muscular tension, and the monumentality of the figure underscore Charbonnel's characteristic aesthetic: a dialogue between heroism, interiority, and the sacred.
Bronze, 2024
Edition sur 8 + 4 EA
300 x 220 x 106 cm
Expositions
en permanence : Monumenta, Galerie Bayart, Château du Plessis-Brion
CHEVAL III MONUMENTAL
Insondable mystère du cheval : sa puissance et sa douceur, sa sagesse et sa folie, et ses deux jambes de danseurs étoiles ! Pour ce travail, le sculpteur se concentre sur les détails de la tête et des membres antérieurs. La pièce se fragmente et gagne en force. Les spectateurs n’ont alors d’yeux que pour le mouvement qui s’en dégage. Christophe Charbonnel ne recherche pas la beauté mais l’émotion.
Bronze, 2018
Edition sur 4
220 x 141 x 85 cm
Expositions
en permanence : Monumenta, Galerie Bayart, Château du Plessis-Brion
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
ORPHEE
Orphée tient une place à part dans l’œuvre de Christophe Charbonnel. Traitée à la manière d’un masque, la figure du poète s’écarte du hiératisme frontal de ses portraits de guerrier, axe à la fois central et rayonnant traduisant un désir obsessionnel de l’artiste d’articuler l’art le plus classique avec notre sensibilité la plus contemporaine.
C’est un portrait déconstruit, marqué, à l’ample chevelure, sorte d’instantané romantique et passionné de la psyché du héros, faisant en cela référence aux portraits tourmentés des artistes du XIXe siècle. Sujet à part entière, c’est bien la déstructuration de la chevelure ici qui traduit la fragilité de l’homme, la détresse de l’amant, le souffle éternel du poète.
Christophe Charbonnel flatte davantage l’humanité du héros, sa fragilité, ses blessures à l’inconscient tout empreint de tragique et de désespoir : il transfigure le héros déchu dans un portrait à la fois puissant et sensible, perdu et résigné.
Orphée est beau selon l’archétype du portrait qui définit toute l’œuvre de Christophe Charbonnel : il incarne ici plus que tout autre la figuration universelle de la résilience de l’homme, qui se veut l’aboutissement de la fonction transcendante de l’art.
ORPHEUS
Orpheus holds a special place in Christophe Charbonnel's work. Treated in the manner of a mask, the figure of the poet departs from the frontal hieraticism of his warrior portraits, an axis that is both central and radiant, reflecting the artist's obsessive desire to articulate the most classical art with our most contemporary sensibility.
It's a deconstructed, scarred portrait, with ample hair, a kind of romantic, passionate snapshot of the hero's psyche, referencing the tormented portraits of 19th-century artists. A subject in its own right, it's the destructuring of the hair that conveys the fragility of the man, the distress of the lover, the eternal breath of the poet.
Christophe Charbonnel flatters the hero's humanity, his fragility, his wounds to the unconscious, all tinged with tragedy and despair: he transfigures the fallen hero in a portrait both powerful and sensitive, lost and resigned.
Orpheus is beautiful in the portrait archetype that defines all Christophe Charbonnel's work: here, more than any other, he embodies the universal figuration of man's resilience, the culmination of art's transcendent function.
Bronze, 2018
Edition sur 4
273 x 182 x 130 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2018 - Ville de Bormes les Mimosas
Bronze, 2018
Edition sur 8
294 x 100 x 96 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2020 - Moncler Barcelone
Expositions
06 > 09.2025 : Mythologies, Parcours en centre ville, L’Isle sur la Sorgue
07 > 09.2024 : Mythologies, parcours de sculptures dans la ville, Sables d’Olonne
07 > 09.2022 : Exode, Saint-Raphaël
07 > 09.2020 : Mythe & Fiction, Musée Gajac, Villeneuve sur Lot
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
POSEIDON MONUMENTAL
Lors du partage du monde, entre trois frères divins, un certain Poséidon hérita de l’univers marin. Déjà connu de l’époque mycénienne, où ses attributions s'étendaient aussi aux chevaux, taureaux et vents, le seigneur des eaux règne de son palais marin, trident à la main. Ce dieu, d’une grande puissance, est créateur des tempêtes et inondations, porteur de tremblements de terre et destruction. C’est peut-être le plus perturbateur de tous, non seulement pour les mortels, mais aussi pour le règne pacifique de son frère sur le mont Olympe. Malgré cela, le dieu porteur au trident n'est pas toujours une force négative, et a aussi le rôle de protecteur, en particulier pour les marins.
Ces représentations sont multiples, universelles et le dépeignent souvent debout, avec un corps puissant, des traits majestueux qui imposent respect et une admiration mêlée de crainte. Christophe Charbonnel nous offre sa propre interprétation de ce dieu des mers. Dans une posture différente dont on a l’habitude de le voir, ne tenant pas un trident, Poséidon monumentale domine, toujours. Le visage de la sculpture est empreint de force et de détermination, avec des traits marqués qui traduisent le caractère sauvage et indomptable de la mer et du personnage. Ses longs cheveux, encore mouillés, renforce ce lien aquatique. Cette interprétation contemporaine de Poséidon montre l’approche unique de Christophe Charbonnel, qui réunit l’influence de l’art classique et une vision moderne pour donner vie à une figure mythologique intemporelle.
MONUMENTAL POSEIDON
When the world was divided between three divine brothers, a certain Poseidon inherited the marine universe. Already known in Mycenaean times, when his powers also extended to horses, bulls and the winds, the lord of the waters reigned from his marine palace, trident in hand. This powerful god is the creator of storms and floods, the bearer of earthquakes and destruction. He is perhaps the most disruptive of all, not only to mortals, but also to the peaceful reign of his brother on Mount Olympus. Despite this, the trident-bearing god is not always a negative force, and also has the role of protector, particularly for sailors.
These representations are numerous and universal, and often depict him standing, with a powerful body and majestic features that command respect and admiration mixed with awe. Christophe Charbonnel offers us his own interpretation of this god of the seas. In a different posture to the one we're used to seeing him in, not holding a trident, monumental Poseidon still dominates. The face of the sculpture is imbued with strength and determination, with marked features that convey the wild, untamable character of the sea and of the figure. His long hair, still wet, reinforces this aquatic link. This contemporary interpretation of Poseidon demonstrates Christophe Charbonnel's unique approach, combining the influence of classical art with a modern vision to bring a timeless mythological figure to life.
Bronze, 2019
Edition sur 8
147 x 79 x 89 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2019 - Moncler Kobé - Japon
Expositions
en permanence : Monumenta, Galerie Bayart, Château du Plessis-Brion
07 > 09.2024 : Mythologies, parcours de sculptures dans la ville, Sables d’Olonne
07 > 09.2022 : Exode, Saint-Raphaël
06 > 12.2020 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
Bronze, 2019
Edition sur 8
237 x 81 x 61 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2019 - Moncler Munich - Allemagne
Point de rencontre entre le ciel et la terre, la montagne, relief isolé et parfois hostile, est depuis toujours associée à la demeure des dieux. Ce lieu, fortement lié avec le divin dans l’imaginaire collectif, incarne également cet intermédiaire entre le monde des vivants et celui des morts, entre le temporel et l’éternité. Ainsi, la montagne, « Oros », impose une forme de respect, de dépouillement, de persévérance, que l’on retrouve dans cette figuration masculine silencieuse.
Bronze, 2019
Edition sur 8
180 x 105 x 105 cm
Acquisitions
2019 - Hôpitaux Privés du Littoral - Boulogne sur Mer
Bronze, 2012
Edition sur 3
ca. 190 x 100 x 100 cm
Acquisitions publiques et visibles du public
2013 - Moncler New York (Madison Avenue)
Bronze, 2012
Edition sur 4
ca. 234 x 130 x 90 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2018 - Collectivité de Corse (site archéologique d’Aléria)
2018 - Centre d’Art Contemporain de la MATMUT
Expositions
07 > 09.2024 : Mythologies, parcours de sculptures dans la ville, Sables d’Olonne
07 > 09.2022 : Exode, Saint-Raphaël
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
05 > 10.2017 : Monumentales, Hôtel du Palais, Biarritz
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2020 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
TETE DE PERSEE MONUMENTALE
Déterminé et martial, le fils de Zeus et de Danaé a le visage d’un héros qui ne s’arrêtera devant aucun obstacle et surmontera toutes les épreuves. La tension qui se dégage de cette tête de Persée lui confère une beauté sévère. À l’instar des héros antiques, Persée est beau parce qu’il participe au combat. Christophe Charbonnel s’inscrit ici dans le pas du sculpteur romantique David d’Angers qui voyait dans la « tête d’un homme le poème de l’individu. »
Bronze, 2021
Edition sur 8 + 4 EA
288 x 115 x 75 cm
Expositions
en permanence : Monumenta, Galerie Bayart, Château du Plessis-Brion
05 > 10.2025 : Grandeur Nature II. L’esprit de la forêt, Château de Fontainebleau & Musée de la Chasse et de la Nature
06 > 09.2025 : Mythologies, Parcours en centre ville, L’Isle sur la Sorgue
07 > 09.2024 : Mythologies, parcours de sculptures dans la ville, Sables d’Olonne
05 > 10.2023 : Grandeur Nature, Château de Fontainebleau & Musée de la Chasse et de la Nature
07 > 09.2022 : Exode, Saint-Raphaël
CERNUNNOS
Figure prépondérante de la mythologie celtique, Cernunnos – signifiant « le cornu » occupe une place majeure au sein de la religion gallo-romaine. Cette divinité énigmatique, remontant à l’ère des mégalithes est liée à la symbolique du cerf dans les anciennes spiritualités. Malgré se forme anthropomorphe, ce dieu porte les bois de cet animal sacré sur sa tête.
Symbolisant la puissance masculine, associé à la fertilité, il est le maître de la faune, de la germination. Il incarne également cette dualité qui oppose le cycle perpétuel de la vie, et celle de la mort, celle des ténèbres à la lumière. Les bois de cervidés surmontant la tête de cette sculpture monumentale sont réputés pour tomber durant les longs mois d’hiver, pour ensuite repousser progressivement au printemps. Mourir, puis renaître, on retrouve ce caractère cyclique qui définit ce dieu, maître de la nature sauvage adoré par les païens.
CERNUNNOS
A key figure in Celtic mythology, Cernunnos - meaning ‘the horned one’ - occupies a major place in Gallo-Roman religion. This enigmatic deity dates back to the era of the megaliths and is linked to the symbolism of the stag in ancient spirituality. Despite his anthropomorphic form, this god wears the antlers of this sacred animal on his head.
Symbolising masculine power and associated with fertility, he is the master of fauna and germination. He also embodies the duality that opposes the perpetual cycle of life and death, of darkness and light. The antlers atop the head of this monumental sculpture are reputed to fall off during the long winter months, only to gradually grow back again in the spring. The cyclical nature of this god, master of the wilderness and worshipped by pagans, is reflected in his death and rebirth.
Bronze, 2015
Edition sur 8
ca. 223 x 80 x 56 cm
Expositions
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
ATHENA
Fille préférée de Zeus, Athéna était peut-être la plus sage, la plus courageuse et certainement la plus ingénieuse des dieux de l'Olympe. Déesse de la sagesse, de la guerre et de l’artisanat, Athéna est pure et vaillante. Elle est également dotée d’un fort caractère qui doit être pris au sérieux comme le démontre sa transformation de Méduse en Gorgone. Son sens de la justice est sans faille et sa vengeance impitoyable. En remportant la compétition face à Poséidon, elle gagne aussi le titre de Poliade, donne son nom à Athènes et devient la déesse tutélaire de la cité. Cette déesse guerrière qui fait rempart de son bouclier va ainsi proposer une protection efficace aux Athéniens. Mais l’effigie d’Athéna, frappée au flanc des monnaies ou sculptée sur les décrets officiels de la cité, nous montre qu’elle va également incarner l’identité politique de la cité. Le temple du Parthénon, qui continue à dominer l'acropole de la ville, fut construit en son honneur.
Athéna est traditionnellement représentée sous sa forme combattante, portant un casque, une lance et un bouclier mais elle possède aussi d’autres attributs comme la chouette, l’olivier, l’égide, la couronne… On retrouve dans l’œuvre de Christophe Charbonnel une femme à demi nue, portant seulement un pagne et son casque de guerrière. Sa posture est fière, imposante, elle exprime une certaine autorité. Le caractère brut de cette œuvre nous plonge directement dans le monde mythologique, même si, face à cette déesse, sa douceur et son humanité nous semble presque réelle.
ATHENA
The favourite daughter of Zeus, Athena was perhaps the wisest, bravest and certainly the most ingenious of the Olympian gods. The goddess of wisdom, war and crafts, Athena is pure and valiant. She also has a strong character that must be taken seriously, as demonstrated by her transformation from Medusa to Gorgon. Her sense of justice is unfailing and her vengeance ruthless. By winning the competition against Poseidon, she also earned the title of Poliade, giving her name to Athens and becoming the city's patron goddess. This warrior goddess, who used her shield as a bulwark, offered effective protection to the Athenians. But the effigy of Athena, struck on the side of coins or sculpted on the city's official decrees, shows us that she also embodied the city's political identity. The Parthenon temple, which still dominates the city's acropolis, was built in her honour.
Athena is traditionally depicted as a warrior, wearing a helmet, spear and shield, but she also has other attributes such as an owl, olive tree, aegis and crown. In Christophe Charbonnel's work, we find a half-naked woman, wearing only a loincloth and her warrior's helmet. Her posture is proud and imposing, expressing a certain authority. The rawness of this work plunges us straight into the world of mythology, even though her gentleness and humanity seem almost real in the face of this goddess.
Bronze, 2016
Edition sur 8
240 x 90 x 55 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2018 - Collectivité de Corse (site archéologique d’Aléria)
Expositions
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
05 > 10.2017 : Monumentales, Hôtel du Palais, Biarritz
Bronze, 2013
Edition sur 4
ca. 260 x 100 x 120 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2015 - Ville de Compiègne
Expositions
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2015 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
Bronze, 2000
Edition sur 4
192 x 76 x 96 cm
Expositions
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
05 > 10.2017 : Monumentales, Hôtel du Palais, Biarritz
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2015 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
ESCLAVE I
De toute sa carrière, Christophe Charbonnel n’a sans doute jamais rendu un aussi vibrant hommage à Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange. Comme « l’esclave rebelle », son modèle, le captif est ici représenté debout, nu, la tête baissée, le corps en tension. Un tissu barre son torse. Le clin d’œil à l’artiste florentin est ici évident. Dans son atelier de Bonnelles, une demi-douzaine d’ouvrages aux pages défraîchies à force d’avoir été compulsées rappellent combien le maître de la Renaissance italienne reste une source vivante d’inspiration…
Bronze, 2006
Edition sur 4
232 x 85 x 66 cm
Expositions
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Mythologies, Site & Musée Archéologique d’Aléria, Corse
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
05 > 10.2017 : Monumentales, Hôtel du Palais, Biarritz
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2015 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
Bronze, 2024
Edition sur 8 + 4 épreuves d’artiste
ca. 206 × 83 × 45 cm
Expositions
06.2025 > 01.2026 : Viallat - Charbonnel, Cagnes-sur-Mer, Chateau - Musée Grimaldi, UMAM
DRYADE MONUMENTALE
Dryade de Christophe Charbonnel transpose le mythe grec des nymphes des arbres dans le registre contemporain de la sculpture monumentale. La figure féminine, dont la chevelure se fond en branches d’arbre et le corps en écorce d’arbre, incarne l’union intime entre l’homme et la nature, traduisant à la fois la puissance et la fragilité du vivant. Le bronze confère à la silhouette une présence tangible et durable, tandis que la délicatesse des formes souligne la vulnérabilité inhérente à cette harmonie. Sa posture, empreinte de sérénité et d’équilibre, traduit une méditation profonde et une harmonie intérieure, tandis que la disposition de ses mains accentue l’expressivité de la figure, la main sur la poitrine évoque l’intériorité et la sensibilité, tandis que la main sur le bas-ventre traduit vitalité, enracinement et fécondité, créant une tension poétique et équilibrée entre contemplation et ancrage terrestre.
DRYADE
Christophe Charbonnel's Dryad transposes the Greek myth of tree nymphs into the contemporary realm of monumental sculpture. The female figure, whose hair blends into tree branches and whose body blends into tree bark, embodies the intimate union between man and nature, conveying both the power and fragility of life. The bronze gives the silhouette a tangible and lasting presence, while the delicacy of the forms emphasizes the vulnerability inherent in this harmony. Her posture, imbued with serenity and balance, conveys deep meditation and inner harmony, while the position of her hands accentuates the expressiveness of the figure. the hand on the chest evokes interiority and sensitivity, while the hand on the lower abdomen conveys vitality, rootedness, and fertility, creating a poetic and balanced tension between contemplation and earthly anchoring.
Bronze, 2018
Edition sur 8 + 4 EA
ca. 235 x 51 x 134 cm
Acquisitions publiques & visibles du public
2018 - Musée Despiau Wlérick - Mont de Marsan - France
Bronze, 2010
Edition sur 6
116 x 50 x 50 cm
Expositions
07 > 09.2020 : Mythe & Fiction, Musée Gajac, Villeneuve sur Lot
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
06 > 09.2018 : Monumenta, Parcours de sculptures monumentales, Dinard
06 > 11.2016 : Monumentales, Parcours en ville, Le Touquet
06 > 09.2015 : Monumentales, Parcours en ville, Compiègne
Bronze, 2018
Edition sur 8 + 4 EA
ca. 162 x 220 x 60 cm
Expositions
07 > 09.2020 : Mythe & Fiction, Musée Gajac, Villeneuve sur Lot
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
Bronze, 2017
Edition sur 8 + 4 EA
210 x 68 x 55 cm
Expositions
07 > 09.2020 : Mythe & Fiction, Musée Gajac, Villeneuve sur Lot
09 > 11.2019 : Mythologies, Triennale de sculptures, Mont-de-Marsan
06 > 09.2019 : Héros, Parcours en ville & Collégiale Saint-André, Chartres
Mario dilitz
Bronze, 2024
Edition sur 8 + 4 EA
ca. 204 × 177 × 70 cm
quentin garel
Bronze, 2017
Edition sur 8 + 4 EA
278 x 131 x 65 cm
GIRAFE II
La girafe, avec son cou long et gracieux, se dresse comme une sentinelle parmi la végétation. Sa silhouette élancée, parfaitement adaptée à son milieu, traverse les paysages d’une majesté calme. Ses pas lents et mesurés s’accompagnent d’une vigilance constante, le regard scrutant au loin tout en restant en équilibre avec l’immensité de l’environnement. Sa démarche, pleine de sérénité, dégage une impression d’harmonie et de tranquillité, tandis que sa hauteur lui permet d’embrasser l’espace autour d’elle avec une vue imprenable. La girafe, par sa prestance, semble personnifier la douceur de la nature, tout en étant une figure de grande sagesse.
Comme si elle surgissait du sol, la Girafe de Quentin Garel est impressionnante, élégante et majestueuse. L’allongement extrême du cou et la finesse des formes accentuent la singularité de cet être emblématique. Le modelé de l’œuvre, laissant apparaître les nervures et les textures du bois, matériau de prédilection de l’artiste, donne une impression de vivant, comme si l’œuvre oscillait entre sculpture et être réel. En amplifiant les proportions naturelles, Quentin Garel crée une figure presque mythique. Cette girafe monumentale dépasse la simple évocation d’un animal, incarnant une réflexion sur la verticalité et l’interaction entre espace et présence.
eric liot
igor mitoraj
Bronze, 2010
Edition de 8 + 4 EA
ca. 81 x 130 x 96 cm sur socle en métal 155 x 145 cm
Signé
ECLIPSE III
Dans Eclipse III, Igor Mitoraj explore la tension entre la beauté classique et la fragilité humaine. Inspirée par l'esthétique gréco-romaine, la sculpture présente un visage partiellement voilé, fragmenté, comme rongé par le temps. L’éclipse devient ici métaphore : celle de l’oubli, de l’absence, ou de la lumière qui se retire. Le bronze, noble et patiné, accentue la solennité de cette figure silencieuse, entre apparition et disparition. Fidèle à son langage sculptural, Mitoraj nous confronte à une mémoire fissurée, mais toujours vibrante d’humanité.
ECLIPSE III
In Eclipse III, Igor Mitoraj explores the tension between classical beauty and human fragility. Inspired by Greco-Roman aesthetics, the sculpture presents a partially veiled, fragmented face, as if eroded by time. Here, the eclipse becomes a metaphor: that of oblivion, absence, or receding light. The noble, patinated bronze accentuates the solemnity of this silent figure, caught between appearance and disappearance. True to his sculptural language, Mitoraj confronts us with a fractured memory that nevertheless remains vibrant with humanity.
massimiliano pelletti
Black Fossil Marble, 2024
Pièce unique
190 × 120 × 110 cm
FOSSIL VENUS
Cette sculpture monumentale incarne la rencontre puissante entre le passé mythologique et la matérialité brute de la pierre. Inspirée des Vénus antiques, figure intemporelle de la beauté et de l’amour, l’œuvre explore ici la fragilité et l’usure que le temps impose à tout idéal.
La pierre noire, marquée de veines claires et d’imperfections naturelles, n’est pas seulement un support : elle devient protagoniste, révélant la mémoire géologique et historique enfouie sous la surface lisse du visage. La transition entre la partie polie, sculptée avec finesse, et la base rugueuse, à peine dégrossie, suggère un fragment d’archéologie fictive, une découverte à la fois ancienne et intemporelle.
Dans ce dialogue entre culture et nature, perfection et accident, Pelletti interroge notre rapport à la beauté et à l’héritage. La Vénus Fossile n’est pas une simple réplique : elle est une méditation sur la beauté imparfaite, sur la trace du temps qui fissure mais ne détruit jamais entièrement.
FOSSIL VENUS
This monumental sculpture embodies the powerful encounter between mythological past and the raw materiality of stone. Inspired by ancient Venuses, timeless figures of beauty and love, the work explores the fragility and wear that time imposes on all ideals.
The black stone, marked with light veins and natural imperfections, is not just a medium: it becomes a protagonist, revealing the geological and historical memory buried beneath the smooth surface of the face. The transition between the polished, finely sculpted part and the rough, barely hewn base suggests a fragment of fictional archaeology, a discovery that is both ancient and timeless.
In this dialogue between culture and nature, perfection and accident, Pelletti questions our relationship with beauty and heritage. The Fossil Venus is not a simple replica: it is a meditation on imperfect beauty, on the traces of time that crack but never completely destroy.
Onyx émeraude, 2023
Pièce unique
99 x 85 x 47 cm
CONNECTION
Connection se présente comme une méditation sur ces liens invisibles qui unissent les êtres et défient le temps. Sculptée dans un onyx émeraude, pierre précieuse à la chromaticité profonde, symbole de sagesse et d’harmonie, l’œuvre joue des contrastes entre la robustesse de la matière et la délicatesse des formes. Cette pierre est née de la rencontre rare entre une stalactite et une stalagmite, fusion où deux croissances opposées se rejoignent enfin. De cette forme originelle, déjà porteuse d’un mouvement d’étreinte, Pelletti a puisé l’inspiration pour représenter un homme enlaçant une femme, comme si la nature elle-même avait préfiguré le geste humain.
Grâce à sa translucidité et à ses veines verdoyantes, l’onyx confère à la sculpture une dimension quasi spirituelle. La lumière y révèle les tensions internes de la matière, à l’image des émotions humaines sous-jacentes. Cette dialectique entre force et vulnérabilité caractérise pleinement la démarche de Massimiliano Pelletti, sculpteur italien contemporain de Pietrasanta, héritier d’un savoir-faire familial. Il revisite les canons classiques en intégrant des matériaux rares, onyx, quartz, lapis-lazuli, pour créer un langage sculptural oscillant entre tradition et modernité.
Ses œuvres, parfaites et pourtant marquées par les irrégularités de la matière, réintroduisent dans l’idéal classique les traces du temps : fissures, aspérités, accidents, rappelant que la beauté réside autant dans l’harmonie des formes que dans leurs imperfections. À l’instar d’Amour et Psyché de Canova, les corps s’unissent dans une posture d’abandon délicat, révélant la vulnérabilité inhérente à l’amour véritable.
À travers Connexion, l’artiste dépasse la figuration pour interroger l’essence des liens humains. Tout comme la pierre originelle est née d’une rencontre entre stalactite et stalagmite, l’œuvre célèbre la puissance symbolique des unions qui façonnent notre existence et invite à contempler la beauté intime des relations, fragiles mais lumineuses, qui définissent notre humanité.
CONNEXION
Connexion is presented as a meditation on the invisible bonds that unite beings and defy time. Sculpted from emerald onyx, a precious stone with deep chromaticity, symbolizing wisdom and harmony, the work plays on the contrasts between the robustness of the material and the delicacy of the forms. This stone was born from the rare encounter between a stalactite and a stalagmite, a fusion where two opposing growths finally meet. From this original form, already suggestive of an embrace, Pelletti drew inspiration to represent a man embracing a woman, as if nature itself had prefigured the human gesture.
Thanks to its translucency and green veins, onyx gives the sculpture an almost spiritual dimension. The light reveals the internal tensions of the material, mirroring underlying human emotions. This dialectic between strength and vulnerability fully characterizes the approach of Massimiliano Pelletti, a contemporary Italian sculptor from Pietrasanta and heir to a family tradition of craftsmanship. He revisits classical canons by incorporating rare materials such as onyx, quartz, and lapis lazuli to create a sculptural language that oscillates between tradition and modernity.
His works, perfect yet marked by the irregularities of the material, reintroduce the traces of time into the classical ideal: cracks, rough edges, accidents, reminding us that beauty lies as much in the harmony of forms as in their imperfections. Like Canova's Cupid and Psyche, the bodies unite in a posture of delicate abandonment, revealing the vulnerability inherent in true love.
Through Connection, the artist goes beyond figuration to question the essence of human bonds. Just as the original stone was born from an encounter between a stalactite and a stalagmite, the work celebrates the symbolic power of the unions that shape our existence and invites us to contemplate the intimate beauty of the fragile but luminous relationships that define our humanity.
PATRICK VILLAS
Bronze, 2024
Edition sur 8 + 4 EA
ca. 270 x 470 x 125 cm
LION MONUMENTAL
Avec Lion Monumental, Patrick Villas inaugure une nouvelle ère dans son parcours artistique. Fruit de trois à quatre années de recherches formelles et plastiques, cette œuvre marque une transition majeure : l’artiste, jusqu’alors ancré dans une figuration expressive s’oriente ici vers une abstraction géométrique, sans pour autant renier la force vitale de ses félins.
Le lion, figure emblématique de son œuvre, est revisité dans une version à la fois majestueuse et fragmentée. L’animal n’apparaît plus dans son intégralité : son corps semble émerger de l’espace, traversé de lignes métalliques, de volumes ajourés et de vides structurants. Cette construction ouverte révèle la charpente interne du fauve, comme une ossature poétique où la puissance se mêle à la légèreté. Entre apparition et disparition, équilibre et tension, le lion devient symbole de transformation, à la fois mémoire du figuratif et élan vers l’abstraction.
Par cette œuvre, Villas poursuit une réflexion sur la forme, la matière et le mouvement, explorant un langage sculptural nouveau. Cette recherche trouve également écho dans d’autres pièces récentes telles que Léopard en marche (2024), Tête de panthère – Linea contemporanea (2024), Portrait de femme (2025) ou encore Panthère sur la branche – Contemporanea (2025). Ensemble, ces œuvres témoignent d’une période d’innovation où l’artiste renouvelle profondément son rapport au volume, au vide et à la ligne.
Lion Monumental s’impose ainsi comme une synthèse entre instinct et construction, entre nature et abstraction. Patrick Villas y affirme une sculpture épurée, architecturée, où la force du fauve persiste, transfigurée par la rigueur du dessin et la liberté de la forme.
MONUMENTAL LION
With Lion Monumental, Patrick Villas ushers in a new era in his artistic career. The result of three to four years of formal and plastic research, this work marks a major transition: the artist, who until now had been rooted in expressive figuration, is now moving towards geometric abstraction, without however denying the vital force of his felines.
The lion, an emblematic figure in his work, is revisited in a version that is both majestic and fragmented. The animal no longer appears in its entirety: its body seems to emerge from space, traversed by metallic lines, openwork volumes, and structuring voids. This open construction reveals the internal framework of the beast, like a poetic skeleton where power mingles with lightness. Between appearance and disappearance, balance and tension, the lion becomes a symbol of transformation, both a memory of the figurative and a leap towards abstraction.
With this work, Villas continues his exploration of form, material, and movement, exploring a new sculptural language. This research is also echoed in other recent pieces such as Leopard Walking (2024), Panther Head – Linea contemporanea (2024), Portrait of a Woman (2025), and Panther on a Branch – Contemporanea (2025). Together, these works bear witness to a period of innovation in which the artist profoundly renewed his relationship with volume, emptiness, and line.
Lion Monumental thus stands out as a synthesis between instinct and construction, between nature and abstraction. Patrick Villas asserts a refined, architectural sculpture in which the strength of the beast persists, transfigured by the rigor of the design and the freedom of the form.
Bronze, 2016
Edition sur 3
ca. 205 x 200 x 180 cm
Acquisitions publiques et visibles du public
2016 - Centre d’Art Contemporain de la Matmut - Saint Pierre de Varengeville
Expositions
06 > 09.2019 : Monumentales, Vittel
06 > 09.2017 : Félinitudes, Parcours en centre ville, Compiègne
06 > 10.2016 : Big Cats, Centre d’Art Contemporain de la Matmut, Rouen
TETE DE PANTHERE MONUMENTALE
Émergeant du sol telle une entité sauvage et souveraine, la Tête de panthère monumentale s’impose d’emblée par la densité de sa présence et l’intensité de son apparition. La sculpture conjugue avec une rare maîtrise la rigueur du réalisme anatomique et l’ampleur d’une expressivité formelle presque archaïque. La matière, tantôt ciselée avec précision, tantôt modelée d’un geste ample et instinctif, laisse surgir la tête du félin d’un bloc originel, presque tellurique, comme si elle avait été arrachée à la roche ou façonnée par les forces primordiales de la nature. La patine aux nuances terreuses et chaudes en renforce l’enracinement minéral, donnant à l’ensemble l’aura d’une forme ancestrale extirpée d’un socle chargé de mémoire.
L’animal ne s’offre pas dans une posture de simple contemplation : il incarne tension, noblesse et vigilance. Le regard plissé, la ligne du crâne tendue, l’attitude souveraine, tout concourt à exprimer une force intérieure contenue, une intensité qui ne s’impose pas par la domination mais par la profondeur de son attention. Le spectateur ne se trouve pas écrasé par la monumentalité de l’œuvre ; il est convoqué. La sculpture instaure un face-à-face inévitable, une épreuve silencieuse où dialoguent, dans une même verticalité, l’humain et la puissance du vivant.
Réalisée en 2016 par Patrick en vue de sa prestigieuse exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain de la Matmut en 2017, cette pièce constitue l’aboutissement d’un processus de création singulier, éloigné du modelage traditionnel de la terre. L’artiste a élaboré une structure initiale en papier aluminium, véritable ossature primitive sur laquelle il a déposé et façonné la cire, affinant peu à peu les volumes jusqu’à atteindre cette présence magnétique et originelle. La première épreuve de l’édition, emblématique de cette démarche novatrice, fut d’ailleurs acquise par le Centre d’Art Contemporain, consacrant le caractère majeur de cette œuvre dans le parcours de l’artiste.
MONUMENTAL PANTHER HEAD
Emerging from the ground like a wild and sovereign entity, Monumental Panther Head immediately commands attention with its dense presence and intense appearance. The sculpture combines, with rare mastery, the rigor of anatomical realism with the breadth of an almost archaic formal expressiveness. The material, sometimes chiseled with precision, sometimes modeled with broad, instinctive strokes, allows the feline's head to emerge from an original, almost telluric block, as if it had been torn from the rock or shaped by the primordial forces of nature. The warm, earthy patina reinforces its mineral roots, giving the whole piece the aura of an ancestral form extirpated from a base laden with memory.
The animal does not offer itself up in a posture of simple contemplation: it embodies tension, nobility, and vigilance. With its narrowed eyes, tense skull, and sovereign attitude, everything contributes to expressing a contained inner strength, an intensity that imposes itself not through domination but through the depth of its attention. The viewer is not overwhelmed by the monumentality of the work; they are summoned. The sculpture establishes an inevitable face-to-face encounter, a silent trial in which humans and the power of life engage in dialogue, in the same verticality.
Created in 2016 by Patrick for his prestigious solo exhibition at the Matmut Contemporary Art Center in 2017, this piece is the culmination of a unique creative process, far removed from traditional clay modeling. The artist developed an initial structure out of aluminum foil, a primitive framework onto which he applied and shaped wax, gradually refining the volumes until achieving this magnetic and original presence. The first proof of the edition, emblematic of this innovative approach, was acquired by the Centre d'Art Contemporain, confirming the major importance of this work in the artist's career.
Bronze, 2015
Edition sur 8 + 4 EA
105 x 158 x 80 cm
GRANDE PANTHERE SUR LE ROCHER
Discrète souveraine des jungles et des savanes, la panthère incarne une grâce innée et une puissance qui se devine sous l’éclat lustré de sa robe tachetée. Son corps d’une remarquable agilité se meut dans la pénombre avec la fluidité d’un cours d’eau, chaque geste semblant guidé par un instinct d’une précision rare. Mystérieuse et captivante, elle traverse son territoire auréolé d’une présence presque intemporelle, laissant derrière elle une impression de maîtrise silencieuse et de sérénité souveraine.
La Grande Panthère sur le Rocher se distingue par la noblesse de sa posture et la vigilance contenue de son attitude. Dressée sur un promontoire, elle embrasse son domaine d’un regard sûr, dans une immobilité habitée. Le modelé de l’artiste révèle un corps subtilement tendu, où affleurent des énergies prêtes à s’animer ; les volumes, soigneusement façonnés dans l’argile, jouent avec les ombres et les lumières, destiné à trouver sa pleine expression dans le bronze, conférant à l’animal une présence presque palpitante, comme suspendue entre calme et jaillissement. Le rocher, loin de n’être qu’un simple support, exalte cette majesté, plaçant la panthère dans une position de force contemplative.
GREAT PANTHER ON THE ROCK
The discreet ruler of jungles and savannas, the panther embodies innate grace and power that can be sensed beneath the glossy sheen of its spotted coat. Its remarkably agile body moves through the shadows with the fluidity of a flowing river, each movement seemingly guided by an instinct of rare precision. Mysterious and captivating, it traverses its territory with an almost timeless presence, leaving behind an impression of silent mastery and sovereign serenity.
The Great Panther on the Rock is distinguished by the nobility of its posture and the contained vigilance of its attitude. Standing on a promontory, it surveys its domain with a confident gaze, in a state of inhabited immobility. The artist's modeling reveals a subtly tense body, brimming with energy ready to spring into action; the volumes, carefully shaped in clay, play with light and shadow, destined to find their full expression in bronze, giving the animal an almost palpable presence, as if suspended between calm and bursting forth. The rock, far from being a simple support, enhances this majesty.
Bronze, 2018
Edition sur 8 + 4 EA
201 x 65 x 70 cm
LEDA
Dans Léda, Patrick Villas s’empare du célèbre mythe grec dans lequel Zeus, épris de Léda, reine de Sparte, prend la forme d’un cygne pour la séduire. De cette union divine et animale naîtront, selon la légende, Hélène de Troie et les Dioscures, figures fondatrices de la mythologie. Ce récit, symbolise la métamorphose, la frontière poreuse entre le divin, l’humain et l’animal. Villas s’en saisit pour explorer cette tension primitive, où la grâce et la puissance se mêlent, où l’étreinte devient un lieu d’ambiguïté et d’émotion.
Cette sculpture marque une étape déterminante dans le parcours de l’artiste. Connu principalement pour ses représentations animales et plus particulièrement ses félins Patrick Villas délaisse ici la seule animalité pour modeler, pour la première fois, un corps et un visage féminins. Si la figure de la femme habitait déjà ses dessins, elle n’avait encore jamais pris forme dans sa sculpture. Léda devient ainsi une œuvre charnière, une véritable innovation dans sa démarche plastique : la rencontre entre le monde animal qui l’a toujours inspiré et la figure humaine, symbole d’émotion, de fragilité et de mystère.
La sculpture se distingue par la finesse du modelé et la tension expressive des lignes. La douceur des courbes féminines contraste avec la densité de la matière, et la légèreté du cygne semble se fondre dans la force du corps humain. Dans ce mouvement suspendu entre union et résistance, Villas traduit la complexité du mythe : la beauté se fait violence, l’abandon devient puissance.
Au-delà de la légende, Léda interroge la nature même de la création : la coexistence de l’instinct et de la conscience, de la chair et de l’esprit. En quittant le territoire exclusif de l’animal pour introduire la figure humaine, Patrick Villas ouvre une nouvelle voie dans son œuvre. Léda n’est pas seulement une réinterprétation mythologique, mais une métamorphose artistique, elle d’un sculpteur qui, en unissant femme et animal, explore la profondeur du vivant et la beauté de ses contradictions.
Léda
In Léda, Patrick Villas takes up the famous Greek myth in which Zeus, enamored with Léda, queen of Sparta, takes the form of a swan to seduce her. According to legend, this divine and animal union gave birth to Helen of Troy and the Dioscuri, founding figures of mythology. This story symbolizes metamorphosis and the porous boundary between the divine, the human, and the animal. Villas uses it to explore this primitive tension, where grace and power intermingle, where the embrace becomes a place of ambiguity and emotion.
This sculpture marks a decisive step in the artist's career. Known mainly for his animal representations, particularly felines, Patrick Villas here abandons animality alone to model, for the first time, a female body and face. Although the female figure already featured in his drawings, it had never taken shape in his sculpture. Leda thus becomes a pivotal work, a true innovation in his artistic approach: the encounter between the animal world that has always inspired him and the human figure, a symbol of emotion, fragility, and mystery.
The sculpture stands out for its delicate modeling and expressive lines. The softness of the feminine curves contrasts with the density of the material, and the lightness of the swan seems to melt into the strength of the human body. In this movement suspended between union and resistance, Villas conveys the complexity of the myth: beauty becomes violence, abandonment becomes power.
Beyond the legend, Leda questions the very nature of creation: the coexistence of instinct and consciousness, flesh and spirit. By leaving the exclusive territory of the animal to introduce the human figure, Patrick Villas opens a new path in his work. Leda is not only a mythological reinterpretation, but an artistic metamorphosis, that of a sculptor who, by uniting woman and animal, explores the depth of life and the beauty of its contradictions.